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Georges VARIN - Mai 2016

Georges est enté à l’École de l’Air en 1952 puis, dans le cadre du plan Marshall, il a effectué
sa formation de Pilote de chasse au Canada en 1954 sur T6 et T33.

A son retour en France, son excellent classement le fait affecter à la 1re escadre de chasse à Saint-Dizier, escadre équipée de F 84 G.

Mais en 1956 il est envoyé en Algérie. en 3 ans il effectuera 3 tours d’opération en Algérie sur
SIPA 111 et sur T6 totalisant 371 missions en 838 heures de vol.

Souhaitant voler sur des avions différents et tester leurs qualités et leurs défauts il postule pour une mutation vers les essais en vol et entre au ceV à Brétigny en juillet 1961. Il a 29 ans.

En 1962 il est envoyé suivre le stage de pilote d’essais de l’ etPs à Farnborough. à l’issue du stage, breveté pilote d’essais, il revient à Brétigny et vole sur les avions de l’époque : ouragan, mystère IV, SM B 2, Vautour, mirage IIIi…, et devient pilote de marque du système d’arme du mirage III e.

En 1966, sa pratique de la langue anglaise le fait détacher pour 5 ans à l’erprobungstelle 61, lecentre d’essais allemand à manching. Les 800 heures de vols d’essais effectuées sur le F 104 sont restées pour lui parmi les moments les plus forts de sa vie de pilote d’essais.

Ces 5 années d’essais en vol lui vaudront l’attribution exceptionnelle de l’ordre national du mérite allemand, récompense qui lui sera remise en 1971 à l’Ambassade d’Allemagne à Paris par l’ambassadeur.
Cette mission terminée, il est nommé colonel et affecté comme chef pilote à cazaux. en 3 ans, il effectue plus de 1000 missions en 875 heures de vol et participe à des enquêtes sur des accidents aériens d’avions français vendus à l’étranger.
Puis, en 1973, il est nommé chef pilote du personnel navigant du CEV, poste qu’il occupera pendant 10 années.

Pendant cette période, il doit se consacrer à des tâches administratives mais continue de voler et réalisera 2200 vols d’essais en plus de 3000 heures de vol sur des avions d’armes (en particulier mirage 2000), mais aussi sur des avions civils (caravelle, concorde,…). Il aura aussi la responsabilité de la sécurité des vols au salon du Bourget et les tests en vol des stagiaires pilotes d’essais à leur sortie du stage EPNER.

Mais ses 10000 heures de vol dont 6000 heures d’essais sur plus de 150 types d’appareils différents et ses 11 accidents aériens ont laissé des traces et en 1984 il doit arrêter sa carrière de pilote d’essais.
Pendant 5 ans, il effectuera différentes missions qui lui seront confiées par le directeur et sera responsable du nouveau service export du CEV.

Début 1990 il intègre l’institut Français de Sécurité Aérienne (IFSA) jusqu’en 1993.
Sa magnifique carrière lui a valu de nombreuses distinctions : officier de la légion d’honneur, commandeur de l’ordre du mérite, médaille de l’aéronautique, croix de guerre-3 citations.
En retraite, il participe au fonctionnement de l’Association des Anciens elèves de l’EPNER (AAEPNER) dont il est le vice-président.

Adieu Georges, tu nous manqueras.

Avec l’aide précieuse des extraits du livre de Georges Varin « Quand je serai grand je serai pilote » et des extraits du discours prononcé par son fils lors des obsèques.