Close

Michel KERROUX - Janvier 2017

A la mémoire de Michel Kerroux

Michel, tu es breton d’origine, né à Paimpol le 11 décembre 1953.

Je ne sais pas s’il y a un lien de cause à effet, mais tu as décidé de t’engager dans la marine dès ton plus jeune âge. Et curieusement (!!!), après les premières années au cours desquelles tu apprends le métier de contrôleur aérien d’aéronautique navale à nîmes Garons, tu vas faire la plus grande partie de ta carrière maritime en Bretagne. tu as fréquenté la base aéronavale de landivisiau à plusieurs occasions et pendant une dizaine d’année au total. Un passage à l’état-major du préfet maritime de Brest complète ton expérience et ta connaissance de l’aéronautique navale et plus largement de la marine.

Au cours de ces années, tu es affecté au « Radar de Bretagne », cette petite unité de la marine qui gère un immense territoire d’espaces aériens au large des côtes bretonnes pour l’entrainement des unités de la « royale ». C’est probablement là que tu rencontres pour la première fois ces contrôleurs aériens très « particuliers » qui constituent le centre de contrôle essais réception de Brest (CCER de Brest).

Et quelle mouche te pique (!!!), tu décides alors d’intégrer le « centre d’essais en vol » (CEV) auquel est rattaché le cceR de Brest. Le ceV, devenu depuis dGA essais en vol, t’accueille en mars 1988 à Brétigny après avoir passé et réussi les épreuves de sélection comme contrôleur de la circulation d’essais et de réception.

Deux ans dans la maison mère de la CER à Brétigny, et te voilà propulsé au CCER de Toulouse en 1990. Tu y obtiens ta qualification de premier contrôleur, puis de chef de quart sans difficulté.

En 1997, te voilà breveté CAER n° 37. Et c’est en 2015, que tu es nommé adjoint au chef du cceR de Toulouse.

Tout au long de cette seconde partie de carrière au sein du « centre d’essais en vol », tu vas te passionner pour ce métier de conquérant et « bricoleurs géniaux » de contrôleur CER, qui consiste à insérer les avions de toutes catégories, du plus gros au plus petit, du plus rapide au plus lent, exécutant des phases de vols d’essais complexes et à risque, parmi tous les autres usagers de l’espace aérien national.

Tu vas contribuer, par ton ingéniosité et ton talent d’aiguilleur du ciel, au développement de cet avion mythique qu’est l’Airbus A380, entre autres.

Tu vas également, pendant toutes ces années, te consacrer à la reconnaissance du métier de contrôleur de la CER, mais également au
fonctionnement de l’Association Amicale des Essais en Vol (AAEV) dont tu as été le responsable de la section locale toulousaine.

Ton héritage professionnel et humain fait définitivement partie de la mémoire de la CER et de notre association.

Certains s’étonneront peut-être que je te tutoie, même si tu nous as quittés beaucoup trop tôt en janvier 2017.

Je t’ai toujours tutoyé, pas de raison que cela cesse aujourd’hui.

Je t’ai côtoyé pendant quinze ans, et c’est sans difficulté que j’ai pu constater très rapidement ton enthousiasme, ton humour, ta passion pour l’aéronautique et ton sens de l’humain par-dessus tout, toutes ces qualités reconnues de tous.

Tu es mon ami, tu es notre ami que nous n’oublierons pas.